HUMANITY MEETING PROJECT

January 2, 2018

 

Il y a deux ans je faisais mes premiers pas dans ce pays qui depuis toujours m’attire tant; L’Inde.

J’avais décidé d’y aller seule. Consciente du risque d’une part, mais également consciente que voyager seule me donnerait l’opportunité de rencontrer beaucoup plus de gens. Ce qui pour moi, a toujours été l’essence même du voyage.

Comme à mon habitude, rien n’avait été organisé. Je me revois encore planifier mon itinéraire seulement 4 heures avant d’atterrir à New-Delhi. Je me souviens encore ouvrir au hasard notre ami Routard et tomber avec bonheur et de manière imprévue sur LEH, une ville du Ladakh, située au Nord du Nord de l’Inde.

Je ne sais encore ce qui de l’ardeur du froid, de l’absence de touristes en cette période hivernale ou des chaines enneigées de l’Himalaya m’attira tout de suite. Peut-être les trois… Arrivée à Delhi, je décidai donc de réserver un billet d’avion pour le Ladakh.

Après avoir arpenté des dizaines de villages, rencontré des centaines de personnes, pris des milliers de photos, et souffert du froid comme jamais, je découvris ce petit village. Lamayuru. Quelques instants plus tard, lorsque je débarquai par hasard dans son école maternelle aux quelques élèves seulement, ce fut l’une des plus belles découvertes de ma vie. Un vrai déclic.

C’est à ce moment là que je réalisai qu’on pouvait changer les choses en les photographiant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est pour cette raison que, de retour en Belgique, je lançai ma première exposition: A journey Through the north of India. Suivie l’année d’après par la deuxième: Humanity meeting.

Ces deux expositions m’ont apporté énormément de visibilité. Il y a une espèce de magie à pouvoir partager son travail en dehors des réseaux sociaux. Ca donne aux images une toute autre dimensions. Je dirais presque que ça leur donne vie.

Et puis, exposer permet de mettre en vente. Ah l’Argent et l’Art… Sur cet épineux sujet, une question s’impose naturellement. Que faire de ces gains récoltés? Et bien pour rester en accord avec moi-même et en cohérence avec cette aventure, j’y répondis de la meilleure des réponses: Les Indiens m’apportent les images de nos incroyables rencontres, j’apporte ces images aux acheteurs. Et tous ensemble, nous leur rendons la pareille en leur apportant un peu plus de confort. Une belle histoire de troc.

 

 


Concrètement...

 J’y suis donc retournée au mois de Décembre pour retrouver avec bonheur cette dizaine de bambins, leur professeur et toutes ces personnes qui ont marqué ma vie.

Je leur expliquai le projet qui s’était petit à petit mis en place cette année.

Loin de moi l’idée de vouloir imposer un système éducatif et une façon de faire « occidentale », nous avons avec le plus de délicatesse possible imaginé ensemble une manière d’améliorer leur quotidien. Après avoir analysé la situation et le budget, nous débuterons l’installation de panneaux solaires, et la mise en place d’un nouveau tableau, d’un petit lavabo, de nouveaux matelas de sol qui font aujourd’hui office de bancs, bien entendu du matériel scolaire, ou encore d’un bon coup de peinture. Tout parait relativement simple expliqué comme ça, mais ce projet extraordinaire prend énormément de temps. Il a fallu trouver les bons contact sur place ce qui, avec nos amis indiens, n’est parfois pas toujours chose facile.

 


Rendez-vous en avril pour la finalisation du projet... Et rendez-vous à ma prochaine expo pour d'autres projets et d'autres images. 

 

Estelle 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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